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Petite Louise, Eric et Karine, français à Hong Kong...C'est nous !
November 05 Recrutement… second round…Encore des nouvelles de notre recrutement… A force d’insister auprès des autorités hongkongaises (un appel et deux passages en chair en os), Eric a réussi à accélérer le processus d’attribution des visas… Lundi, quand il était dans les locaux des services de l’immigration, on lui a promis que le visa serait prêt le lendemain… Et, effectivement, il était prêt… C’est l’agence qui est passé le chercher… Il ne restait donc plus qu’à expédier le visa à Emily et à lui trouver une place dans le premier avion pour Hong Kong… L’agence était formelle : elle serait là dimanche… Ouf ! Ca, c’était mardi… Jeudi, c’était plutôt : “adieu veau, vache, cochon” ! Emily ne viendra pas dimanche… Emily ne viendra pas dans les semaines à venir… Emily s’est cassé la jambe et est immobilisée jusqu’au 5 décembre… Evidemment, pour toutes les raisons qu’on a déjà données/expliquées, nous n’avons aucune solution de remplacement… Euh.. quelqu’un a envie de jouer les baby-sitter dans notre nouvelle vie à nous qui, décidément, n’en finit pas d’être nouvelle ? November 01 Halloween…Hier, c’était Halloween… L’année dernière, si vous vous souvenez, nous l’avions fêté dans les rues de Lang Kwai Fong… Cette année, nous l’avons fêté avec Petite Louise… Finalement, rien ne change vraiment, dans notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 31 Recrutement… suite mais pas fin…Ca fait longtemps que je l’ai promis et, comme tout finit toujours par arriver, je profite d’une sieste matinale de petite Louise (oui… le temps nous file désormais entre les doigts…) pour revenir sur le recrutement d’Emily (qui n’est toujours pas des nôtres… j’y reviendrai plus loin)… Je vous l’avais dit : la deuxième quinzaine du mois de septembre a été consacrée, pour nous, au recrutement… Si l’on m’avait dit qu’un jour je recruterais quelqu’un !!! Nous avions tout d’abord envisagé la solution de la helper à mi-temps… Totalement illégale, cette solution, mais elle permettait de décharger nos consciences du poids de la culpabilité puisque nous n’aurions pas eu alors à loger la dame en question… Cela aurait juste ressemblé à du baby-sitting tel qu’on peut le connaître en France… Nous avons donc déposé une annonce dans le hall de notre résidence et géré les appels (nombreux). D’emblée, nous avons écarté celles qui habitaient à l’autre bout de l’île : il nous fallait quelqu’un qui puisse être là tôt le matin, de façon sûre… Il est demeuré plusieurs candidates… Nous devions rencontrer la première un dimanche après-midi… elle n’est pas venue, sans que nous sachions pourquoi… Peu importait le pourquoi, d’ailleurs : la solution, illégale, du mi-temps nous plaçait, nous l’avons alors compris, dans une position trop délicate pour être gérée… Si la dame ne se pointait pas un matin (parce que pas envie, parce qu’empêchée par son employeur officiel ou pour toute autre raison), nous n’avions aucun recours… juste notre angoisse à gérer… CQFD… Retour à la case départ… Dommage pour nos consciences qui auraient pu s’en tirer à plutôt bon compte… On arrive à envisager la solution “helper à plein temps” et on accepte de gérer l’idée de participer pleinement à un système qui ne nous convient qu’à moitié… Première étape : “rencontrer” des candidates… Plusieurs solutions : passer par une agence (elles sont nombreuses à Hong Kong), par les petites annonces que les helpers mettent dans les supermarchés des quartiers où elles travaillent (où elles aimeraient travailler ?), par le bouche à oreille, ou en furetant sur internet (deux sites de référence : asiaexpat et amahnet)… Le bouche à oreille n’a pas fonctionné et le fait de passer par une agence nous posait un nouveau problème de conscience : les agences demandent souvent une participation financière aux helpers pour les mettre en contact avec les employeurs (qui payent aussi, mais ça, ça nous paraît bien plus logique) et ont parfois des pratiques pour le moins discutables (proposant par exemple aux employeurs de loger une helper moyennant le paiement d’un loyer tout à fait raisonnable, de l’ordre de 200 euros par mois… Rien de bien choquant… sauf que l’agence ne précise pas, dans ce cas précis, que la helper en question a dû, à son arrivée à Hong Kong, payer par avance un an de loyer… 2000 euros qui seront, peut-être, récupérés si elle trouve un employeur rapidement mais qui, de toutes façons, représentent une somme hallucinante pour ces filles !)… Restent les annonces dans le supermarché du coin et les sites internet. Nous exploitons les deux filons… Deux week-end durant, nous faisons passer des entretiens d’embauche… Que nous sommes mauvais !!! Pas grand-chose à demander… on ne sait pas faire, c’est aussi simple que ça… On s’excuse presque de poser des questions… on fait visiter, tout désolés, la chambre (que toutes, sans exception, trouveront pas mal du tout ! à se demander où elles ont logé précédemment !)…Mais on fait confiance à notre intuition, on se base sur notre sentiment premier…Pour le reste, on explique ce que l’on veut et ce que l’on propose… Ce qu’on veut ? La garde exclusive de Louise le matin. C’est la priorité. Pour le reste, que de l’ordinaire : le ménage, le repassage, les courses et la préparation du repas du soir… avec un petit “plus” : la garde de Louise certains vendredis soirs, dès qu’elle sera un peu plus grande (La péro oblige !)… Côté horaires, nous n’en imposons que le matin, pour la garde de Louise… ensuite, peu nous importe la façon dont on s’organise, à partir du moment où les choses sont faites… En clair, libre à celle qui viendra co-habiter avec nous de tout régler en début d’après-midi, pour être tranquille le reste de la journée, ou de faire une sieste pour ensuite bosser en soirée, ou même de faire une grosse journée ménage une fois par semaine pour avoir des journées “allégées” ensuite… Ce que nous proposons ? Pas grand-chose d’exceptionnel… Le salaire minimum tourne autour de 350 euros, nous proposons un peu plus (encore la gestion difficile de nos consciences torturées)… Pas de prime repas (la prime repas prévue par la loi est de 70 euros par mois… on mange quoi, avec 70 euros par mois ?) mais un partage de ce qu’il y a dans la cuisine… La législation prévoit un jour de congé par semaine, nous en proposons deux parce qu’il n’y a pas vraiment de raison pour que quelqu’un gère la maison ou s’occupe de Louise le week-end, alors que nous sommes là (et puis nous aimons bien aller faire nos petites courses, cuisiner, de temps à autres, de petits plats bien français)… La durée minimum des vacances est de 7 jours pour la première année, avec voyage aller-retour pour le pays d’origine payé par l’employeur… Nous proposons trois semaines mais imposons la date : en juillet, quand nous rentrons en France… à ces jours, s’ajoutent d’autres jours, de fait, lorsque nous serons nous-mêmes en vacances (en général trois ou quatre semaines par an… sans doute un peu moins cette année pour cause de petite Louise) : pas de retour payé pour les Philippines dans pour ces “petites” vacances (toutes les candidates que nous rencontrons sont originaires des Philippines) mais la possibilité soit de demeurer dans l’appartement soit de s’absenter… Rien de formidable, hein ? Nous ménageons la chèvre et le chou : mieux que ce qui se fait ici, moins bien que ce qui se fait en France… Rien de formidable mais une offre qui, pourtant, doit être supérieure à ce qui se pratique puisque toutes les candidates que nous verrons, quand nous leur exposons les conditions en leur demandant si cela leur convient, nous diront qu’il s’agit là d’une “bonne” offre… En même temps, si la porte est vraiment ouverte, -nous sommes prêts à discuter, sont-elles vraiment, ces candidates, en position pour discuter ? La seule chose qui nous rassure un peu c’est que plusieurs d’entre elles ont d’autres entretiens et nous diront nous faire passer en priorité… une autre m’enverra des sms toute une semaine durant pour me souhaiter une bonne journée, pour me demander comment je vais, pour me dire qu’elle prie pour moi… Bilan : nous voyons une dizaine de candidates qui toutes, à deux exception près pourraient tout à fait travailler avec nous. Deux exceptions donc : la première, une fille très frêle, très fragile, qui, malgré ses 30 ans, a l’air tout juste sortie de l’adolescence et à qui nous ne nous voyons pas du tout confier petite Louise… la seconde une fille exceptionnelle, belle comme un coeur, cultivée, parfaitement bilingue, dynamique, pleine d’humour, qui pourrait tout à fait être une copine, mais qui menace, dès l’entretien, de prendre le pouvoir sur moi bourrée de culpabilité… Ce serait quand même bête qu’elle profite de l’absence d’Eric pour m’installer dans la chambre de maid et s’installer dans mon lit, non ?… En fait, cette dernière souffre de ce que l’on pourrait comparer à un excédent de diplôme dans d’autres boulots : elle est trop bien pour ce qu’on lui propose… on la voit davantage travailler pour une famille très argentée, gérant un nombreux personnel de maison, ce qui correspond, si nous avons bien compris, à ce qu’elle faisait précédemment… Finalement, le choix se fait assez facilement : Emily n’est pas plus qualifiée qu’une autre, elle est juste celle avec qui nous avons eu le meilleur contact… Nous l’appelons pour lui demander si elle veut toujours de nous et elle a l’air bien contente… Nous aussi, on est bien contents… Le plus dur est à venir : il faut rappeler toutes les autres candidates pour leur annoncer notre choix… Parce que oui, nous rappelons tout le monde… Que c’est dur ! Un vrai crève-coeur… Nous nous partageons la tâche… Ensuite, débute la partie administrative de l’embauche… et ce n’est pas le plus simple ! C’est Monsieur qui s’y colle puisque, en tant que femme d’expat’ sans revenus, je ne suis pas autorisée à embaucher une helper (il faut un salaire minimum et, comme Eric et moi ne portons pas le même nom, je ne peux signer pour lui)… La règle est la suivante : quand une helper est employée après être allée au bout de son contrat précédent son visa peut être obtenu très rapidement (en deux semaines)… par contre, si le contrat a été rompu, que ce soit par l’employeur ou par l’employé, les choses se compliquent… Il faut que la helper rentre dans son pays d’origine et l’obtention du visa peut être assez longue… On a décidé de passer par une des fameuses agences de recrutement, dont je parlais plus haut, en se disant que cela accélèrerait peut-être le processus… Ben non… Ca le simplifie, bien sûr, puisqu’ils se chargent des démarches : organisation de la visite médicale (une helper ne peut obtenir de visa que dans la mesure où elle n’a pas de grave maladie… horrible, hein ?… mais à l’image d’un pays où un certificat de non-séropositivité est exigé pour pouvoir s’installer… à ceci prêt que le dossier médical d’une helper est ensuite confié… à ses employeurs !), démarches auprès du consulat des Philippines et auprès des autorités de Hong Kong… Mais le processus demeure très, très long… Emily, que nous attendions le 1er novembre, n’a toujours pas obtenu son visa… il faudra ensuite lui envoyer puis organiser son voyage… Monsieur est déjà passé dans les services de l’immigration, muni du “birth certificate” de Louise, pour dire que ce serait quand même super bien si les choses pouvaient un peu être accélérées… cela n’a pas l’air de changer les choses… Néanmoins, comme nous sommes très très optimiste, Monsieur y retourne lundi matin… Autant dire que la panique commence à poindre… et qu’Emily est très très attendue dans notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle ! October 23 Louise : le début d’une existence légale…Ca y est : Louise a enfin une existence légale sur le territoire hongkongais ! A Hong Kong, contrairement à ce qui se fait en France, la déclaration de l’enfant ne suit pas immédiatement la naissance… D’abord, l’enfant nait… ensuite, les parents payent les frais d’hospitalisation et, ce faisant, déclenchent l’envoi, par l’hôpital, d’une déclaration de naissance auprès des autorités… Le bébé est alors désigné sous le nom de “baby of + le nom de sa maman” (“bébé de…)… “baby of Karine”, donc, pour la petite Louise… Il faut ensuite un délai de sept jours minimum (et de 42 jours maximum) pour que les parents se rendent au bureau de déclaration des naissances pour l’enregistrer et lui donner, légalement, un nom et un prénom… Pourquoi ça ? Parce qu’ici comme en Chine, on ne nomme pas l’enfant à la naissance… on le nomme plus tard, en fonction de ce que l’on a pu constater de son caractère, ou en fonction des indications ou conseils de tel ou tel maître… Pour Louise, c’était facile : le prénom était choisi avant la naissance… Il fallait donc seulement attendre le délai des sept jours pour pouvoir la déclarer… ce que nous avons fait hier… Et voilà papa signant la déclaration… Et voilà les débuts de l’existence légale de Louise Li Mei dans le pays de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… (et plus bas, toujours, le grand sondage "à qui ressemble petite Louise ?") October 19 Grand sondage, suite…Et voilà de quoi vous aider à répondre à la grande question : "A qui ressemble petite Louise ?"… (Caro : voilà une erreur réparée… la maman de la princesse apparaît enfin… quant au(x) futur(s) piercing(s) de Mademoiselle, je crois qu’il va y avoir sévères négociations avec Monsieur…) …une photo de nous trois réunis pour vous permettre de participer au grand sondage lancé sur le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 18 Grand sondage… on a besoin de vous…Parce qu’on ne s’en lasse pas, quelques nouvelles photos de petite Louise… et, en prime, en fin de page, un grand sondage pour lequel on a vraiment besoin de vous… Grenouille rose sur fond vert… En mode “câlin avec pôpa”… “Elle a les yeux révolver…”, qu’elle dit, la chanson… Suis super forte en grimaces…
Le grand sondage, donc… Dans la famille de Monsieur, on se dit qu’on ne voit pas bien à qui petite Louise peut bien ressembler… Dans la famille de Madame, on se dit qu’elle ressemble forcément à quelqu’un du côté de Monsieur, parce qu’elle ne paraît pas avoir les traits de qui que ce soit de connu… Et nous ? Nous, on ne sait pas… on a des idées, qui changent au fil des jours… D’où le sondage : pour vous, elle ressemble à qui, petite Louise ??? Vous retrouvez en elle des “morceaux” de nous ??? Alors ? Des idées que vous voudriez bien partager avec nous sur le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle ? October 16 A la demande générale…… “Eric et Karine à Hong Kong” devient “Petite Louise, Eric et Karine à Hong Kong”… Un nouveau titre pour le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… October 13 Et ce recrutement ????Quelques jours déjà (19 pour être précise) que je terminais un billet en en annonçant un autre qui dirait tout de nos séances de recrutement d’une helper… et puis… rien… Mais j’ai une bonne excuse… La plus belle excuse du monde : … Louise (Li Mei de son deuxième prénom), notre fille, née le 30 septembre au Queen Mary Hospital de Hong Kong… Le Queen Mary Hospital, c’est l’hôpital public de Hong Kong… parce que oui, nous avons fait le choix d’un accouchement dans le public, choix motivé par des raisons “médicales” (en cas de problèmes sérieux à la naissance, les enfants nés dans les cliniques privées sont automatiquement rapatriés dans l’hôpital public) et des raisons financières (l’accouchement, à Hong Kong, coûtant une somme dérisoire dans le public et quelques 10.000 euros dans le privé… la question n'est pas vraiment une question d'argent : le delta nous paraissait si absurde que le choix s’est imposé de lui-même)… Evidemment, accoucher dans le public à Hong Kong, cela veut dire, pour la maman, demeurer dans un dortoir d’une trentaine de lits, séparés par des rideaux, et manger du “congee” au petit déjeuner… mais tout cela, vous en conviendrez, est assez anecdotique face au miracle d’une naissance… Evidemment, aussi, il a fallu composer avec les différences culturelles : - attendre une dizaine d’heures avant la péridurale (heureusement, nous étions suivis par Pascale, une sage-femme française qui, bien que n’ayant pas le droit de participer à l’accouchement proprement dit, de pénétrer dans la salle de travail, nous a accompagnés tout au long de la nuit, nous permettant ainsi de demeurer à la maison un maximum de temps, ce qui est toujours plus sympathique que de souffrir dans un hall d’hôpital…) - souffrir une heure durant, plus que des contractions, de la pose de la péridurale… nous apprenons après coup que la pose de celle-ci est censée être indolore et durer une quinzaine de minutes… Ah ??? l’anesthésiste était-elle moins coutumière du fait que les anesthésistes français (les hongkongaises choisissent prioritairement la césarienne “de confort” et, minoritairement, l’accouchement “naturel”, sans anesthésie, en partie pour des questions de peur des risques, en partie aussi parce qu’il est de bon ton de souffrir pour donner la vie) ? - batailler pour refuser l’arrêt de la péridurale au moment de pousser, au prétexte que “si tu ne sens pas la douleur, tu ne pourras pas pousser et sortir ton enfant”… Dure bataille… J’explique au gynécologue que non, on ne va pas faire comme il dit… pendant que Eric fait barrage entre l’équipe médicale et la seringue électrique qui délivre le précieux anesthésiant… Moment surréaliste… - faire face à une sage-femme incrédule (c’est sûr : je ne le sortirai pas, ce bébé) qui, au moment où je dois délivrer la petite Louise, me rappelle que “si dans une heure le bébé n’est pas sorti, on le sort aux forceps”, s’installe en face de moi, croise les bras et me lance “alors vas-y”… Ils sont où, les encouragements ? Et les indications sur le moment où il faut pousser ou ne pas pousser ? Finalement, Eric se fait sage-femme, m’encourage… et on fait notre truc dans notre coin… En moins de quinze minutes, Louise est là… dans la panique générale : rien n’était prêt puisque tout le monde était persuadé qu’elle ne sortirait pas… - finir l’accouchement en larmes, en hurlant “Stop ! You’re too noisy for me !” (Stop… vous êtes trop bruyants pour moi !) pendant que trois médecins, deux sages-femmes et une femme de ménage (!) s’agitent autour de moi, parlant tous en même temps, très fort, commençant à nettoyer la salle (!)… et voir Eric prendre les choses en mains, intimant l’ordre de “parler chacun son tour”… et l’équipe médicale obtempérant… Dit comme ça, forcément, on se dit que l’expérience est rude… et elle l’est…mais elle est aussi ce qui nous a permis d’être si actifs durant la naissance de notre fille… Expérience exceptionnelle, inédite, qui a fait de nous une vraie famille, une vraie équipe soudée et victorieuse… Et puis, à la décharge de l’équipe médicale honkongaise que je passe un peu au grill… quelle serait l’expérience d’une chinoise accouchant à Paris ? Trouverait-elle un hôpital public qui accepte de l’accoucher en anglais ? Trouverait-elle, chez le personnel médical français, des gens capables, bien que persuadés qu’elle est dans l’erreur et qu’elle fonce droit dans le mur en imposant des choix dénués de sens, d’entendre ses désirs et de la laisser les expérimenter ? Pour cette capacité, que nous, Français, n’avons pas toujours, à entendre la différence culturelle sans vouloir à tout prix “corriger” et “rectifier” l’autre, gens du Queen Mary Hospital, nous vous tirons notre chapeau… Je ne sais pas si cet accouchement sera le “plus beau jour de ma vie”, parce que je ne sais pas ce qu’est le “plus beau jour” d’une vie mais, assurément, il est et demeurera le plus riche et fort en émotions… On reste sans voix… avec seulement des rires, des regards et des larmes pour dire tout ce qui se joue à l’intérieur… Pour finir, quelques photos encore… Louise à un jour de vie
Avec papa… c’est le bonheur… D’après papa, elle a quelque chose de sa mère quand elle dort, cette petite… Et, parce qu’il n’est plus possible de terminer en disant que notre nouvelle vie à nous n’est plus si nouvelle que ça, il faut revoir la formule finale des billets de ce blog… Pas de sondage cette fois-ci, j’impose arbitrairement mon choix et notre blog devient le blog de notre nouvelle vie à nous qui n’en finit pas d’être nouvelle… September 23 Je me femme d’expatise (suite… et pas fin)…Depuis quelques semaines, en attendant l’arrivée de MiniENous, Monsieur et moi avons une activité quasi-unique qui, si elle ne prend pas tout notre temps libre, nous occupe majoritairement l’esprit : le recrutement d’une “helper” (littéralement une “aide”)... La “helper”, pour situer un peu, est à la “maid” (littéralement la “bonne”), ce que le défunt est au mort, le non-voyant à l’aveugle, le malentendant au sourd et le non-pensant à l’imbécile heureux… En d’autres termes, dit “helper” celui qui a une “helper” et dit “maid” celui qui n’en a pas… Les plus fidèles des Zamis lecteurs se souviendront que j’ai parfois émis des jugements assez virulents au sujet de l’emploi des “helpers” (là, par exemple) et s’étonneront peut-être du recrutement que nous menons… Ben oui… On ne renonce pas à notre esprit critique, à notre déontologie qui nous font dire que la vie de helper est tout de même une vie bien miséreuse-misérable (je reviendrai plus loin dans ce billet sur les contrats qui sont les leurs) mais on fait avec un système dans lequel nous vivons, qui ne propose pas vraiment d’autres modes de garde envisageables (pas de crèche, pas de “nounous” telles qu’on les connaît en France… en fait, il y a toujours les nurses anglaises qui peuvent effectuer une trentaine d’heures par semaine moyennant un salaire oscillant entre 20.000HK$ et 28.000HK$, soit aux alentours de 2.000 euros… euh…)… On fait avec un système qui existe, et qui existe parce qu’il comporte des avantages pour tous (pour nous, ils sont évidents, ces avantages : plus de tâches ménagères, pas besoin de “trimballer” MiniENous au petit matin… et pour les "helpers” aussi : on gagne plus à être maid à Hong Kong qu’à exercer la plupart des métiers dans l’un des pays les plus pauvres du monde…), mais qui n’est pas parfait, en essayant faire en sorte que les choses se passent au mieux pour tous… En essayant d’être de bons employeurs ??? Qui aurait cru que j’écrirais un jour quelque chose de ce genre ??? Elle n’aurait pas BEAUCOUP changé, ma vie, depuis quelques temps ???? Le prochain billet pour vous raconter tout ça, le recrutement, et Emily qui, tout bientôt, viendra partager notre nouvelle vie à nous qui n’est plus si nouvelle que ça.. September 09 Dernières photos du bedon… |
Merci de votre visite !
christelle LIVETwrote:
félicitations aux nouveaux et heureux parents de cette ravissante petite fille !
pour la ressemblance, il faut retrouver des photos des deux parents bb et comparer !
Oct. 18
LAURENT FORELLIwrote:
Un vrai délice votre blog et donne vraiment envie de visiter ce merveilleux pays ! Bonne continuation a Hong Kong, et surtout au plaisir de lire vos prochaines aventures ! A tres bientot
Nov. 28
Jean-Claudewrote:
Bravo pour votre blog
J'ai vu que vous aviez visité le mien et je pense que vous avez dû le trouver ridicule par rapport au travail que constitue la narration de votre épopée en chine.
Cordialement
Nov. 24
Manuewrote:
Bravo bravo bravo! J'ai adoré votre blog, j'ai voyagé et surtout, je me suis vraiment bien marrée
Je reviendrai ("I'll be back" comme dirait l'Autre).
Aug. 14
Karine et Ericwrote:
Comment ça ???!!!! Elles sont ridicules, mes Fitflop ????
Elles ne sont pas ridicules, mes Fitflop !!!!!
Cela dit, pas de panique : le commentaire vient, quoi qu'il en dise, d'un délinquant en herbe que je soupçonne d'avoir cassé, sinon arraché, quelques fleurs d'un parterre public payé avec les impôts des honnêtes contribuables français...
Oui, Thomas, il y a de la graine de délinquant en toi et j'en ai une preuve irréfutable : tu as manqué la dernière après-midi de cours... Si ce n'est pas un acte de haute trahison, ça !!!!
T'embrasse
July 18
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